Sur Roger Vailland

Entretiens : Roger Vailland (René Ballet en collaboration avec Elisabeth Vailland) – Max Chaleil Subervie (1970)

  • Roger Vailland (René Ballet en collaboration avec Elisabeth Vailland) – Editions Seghers (1973)

Ce petit livre jouera un rôle important dans la connaissance réelle de Roger Vailland…L’étude de René Ballet retrace avec minutie ce qu’on pourrait appeler “l’évolution politique de Roger Vailland” si l’on ne s’avisait qu’à partir du moment où il a choisi son camp, il a moins “évolué” que donné des réponses à l’événement sur la base d’une fidélité globale qui ne s’est pas démentie…Vailland ne considérait nullement l’action comme un luxe d’aristocrate: au contraire, il vivait de plein-pied avec les travailleurs de sa région, faisant preuve constamment d’une modestie intellectuelle qui force le respect… Ces textes sont suivis par un abondant choix d’articles, car Vailland fut aussi un très grand journaliste…Ils témoignent d’une fidélité politique profonde…C’est ce que voulait montrer ce recueil : sans nul doute, il atteindra son but.

C.P. (La Nouvelle Critique)


…Ce petit livre d’Elisabeth Vailland et René Ballet est un ouvrage beaucoup plus important que la grosse thèse de Roger Picard parue chez Hachette ou l’étude psychanalytique de Jean Récanati…On reprochera peut-être à la troisième partie, l’étude de la vie et de l’œuvre de Roger Vailland par René Ballet d’être trop brève. C’est en tous cas un remarquable essai qui conjugue fort bien la biographie et l’analyse en profondeur. René Ballet a connu Vailland, mais son texte n’est pas seulement celui d’un témoin et d’un ami ; c’est le texte auquel il faut se reporter si l’on veut connaître l’essentiel sur Vailland…

Gilles Costaz (Combat)


…Ce livre qu’Elisabeth Vailland et René Ballet consacrent à l’écrivain est indispensable pour tous ceux qui aiment Roger Vailland, dont le nom est entouré d’une légende souvent fausse. Libertin, cynique, désinvolte, désabusé, homme au regard froid ? Frivole peut-être, mais militant communiste aussi…

F.T. (Tribune de Genève)


…Le présent livre d’Elisabeth Vailland et de René ballet précise la complexité singulière et généreuse, lucide et emportée de Roger Vailland, c’est-à-dire d’un homme qui fut exemplairement de notre temps et, à ce titre, entièrement promis à l’avenir…

Hubert Juin (Le Monde des livres)


  • Les mauvais coups de Roger Vailland – Préface de René Ballet – Editions Rombaldi (1971)

  • Le colonel Forster plaidera coupable de Roger Vailland – Préface de René Ballet – Editions Grasset (1973)

  • Présentation de l’oeuvre romanesque, de Roger Vailland – Livre Club Diderot (1974)

  • Présentation du Saint Empire, de Roger Vailland – Editions La Différence (1978)

  • Présentation des écrits de presse de Roger Vailland :

  • Tome 1 : Chronique des années folles à la Libération (1928-1945)

  • Tome 2 : Chronique d’Hiroshima à Goldfinger (1945-1965)

  • « La Visirova : Des Folies Bergères jusqu’au trône », de Roger Vailland – Editions Messidor (1986)

  • « L’épopée du Martin Siemens », de Roger Vailland (C.C.A.S. 1990)

  • Marat Marat, essai de Roger Vailland, par René Ballet en collaboration avec Christian Petr – Le Temps des Cerises (1995)

  • « N’aimer que ce qui n’a pas de prix », René Ballet en collaboration avec Christian Petr – Editions du Rocher (1995)

  • « Le conservateur des hypothèques », René Ballet en collaboration avec Christian Petr – Le Temps des Cerises – 1996

  • « Comment travaille Pierre Soulages », de Roger Vailland, par René Ballet – Le Temps des Cerises (1998)

  • « Le Soleil fou » (Nouvelle de Roger Vailland) présentée par René Ballet et Christian Petr – Le Temps des Cerises (1998)

  • « Eloge de la politique » de Roger Vailland, présentée par René Ballet et Christian Petr – Cahiers Roger Vailland – Le Temps de Cerises (1999)

  • « Le cinéma et l’envers du cinéma », de Roger Vailland, présenté par René Ballet et Christian Petr (en collaboration) – Cahiers Roger Vailland – Le Temps des Cerises (1999)

  • « Aphorismes », de Roger Vailland, présenté en collaboration par René Ballet et Christian Petr dans « Les Cahiers Roger Vailland » – Le Temps des Cerises (2000)

  • « De l’amateur », de ROger Vailland, présenté en collaboration par René Ballet et Christian Petr « Essai art et littérature » – Le Temps des Cerises (2001)

  • « Le roman social, une figure iconoclaste » de René Ballet sur Roger Vailland – Editions de l’Atelier (2002)

  • « Roger Vailland et l’Art », « une relation singulière » – Texte de René Ballet pour une exposition du Musée de Chintreuil (2005)

Sur Roger Vailland

Auteurs sur la ville (Editions Médianes, 1992)

Auteurs sur la ville (Editions Médianes, 1992)Strictement confidentiel. Agglomération rouennaise menacée de contamination. Stop. Foyer principal d’irradiation à Petit-Quevilly. Stop. Contacts suspects entre cinq récidivistes et la bande de la rue Paul Doumer. Stop. Préparent un coup. Stop. Trafic de la matière. Stop. Surveillance maxi… Et la BMW noire démarra. A son bord, deux “correspondants” de “l’Agence”. Deux spécialistes de la surveillance de cette matière plus précieuse et plus dangereuse que l’or ou l’uranium. Mais l’un déjà est irradié, placé en “zone rouge”. N’est-il pas trop tard?

René-le-Grenoblois, alias René Ballet est dans le coup. Ex public relations d’une multinationale, grand reporter, écrivain: sous ces diverses couvertures, cet ami de Roger Vailland a toujours pratiqué le trafic de la matière.

4e de couverture

 

“Auteurs sur la ville”, …est un roman de René Ballet qui a parfaitement dévié le programme qu’on lui avait confié. Le programme, c’était de suivre chacune des villégiatures d’auteurs organisées par le Théâtre Maxime Gorki (de Petit-Quevilly). On invitait un auteur dramatique pour deux semaines à Petit-Quevilly afin qu’il “sente” la ville et la région, qu’il rencontre des comédiens, des metteurs en scène, des lycéens, des spectateurs. A chaque fois, une lecture-spectacle proposait une mise en espaces des textes de chaque invité. Et René Ballet, journaliste, écrivain, suivait ces rencontres pour en faire un compte-rendu. Il a choisi la voie du roman, et du roman policier, qui plus est. Il y a donc une enquête sur une contamination qui risque d’asphyxier la ville. Le policier soupçonne cinq récidivistes qui se réunissent rue Paul Doumer, à Petit-Quevilly. Que trament-ils? Deux spécialistes de la surveillance démarrent sur les chapeaux de roues…

Paris-Normandie


Un drôle de polar…Faire d’une expérience théâtrale un roman policier, c’est le pari qu’a tenu René Ballet. Son drôle de polar est aussi un polar drôle… Il n’y a que Gorki pour replacer avec autant d’humour et d’originalité l’objet d’un vernissage. Présenter un livre n’a rien d’extraordinaire en soi. Sauf lorsque les personnages du polar en question sont présents et tout naturellement dans leur rôle…

Car ce roman est à la fois la conclusion de l’aventure 91 de ‘’Auteurs en villégiatures” et le début d’une autre, la création d’une collection théâtrale “villégiatures”…. J’ai voulu laisser une trace originale d’une expérience théâtrale originale” souligne René Ballet. “Je n’en dirai pas plus, un policier ne se dévoile pas”…Un vrai polar avec l’indispensable cadavre…Ce policier se lit comme un roman qu’il est, avec l’envie à chaque page de découvrir la suivante…

Marie-Paule Salmon – Paris-Normandie


…Des individus étranges s’occupent d’affaires insolites, qui se passent dans une ville de Normandie, Petit-Quevilly. Ils travaillent pour une agence, l’ICA, un code qui rappelle curieusement la CIA américaine…Ce roman original est né de confrontations, de recherches d’écriture dont on trouvera la genèse dans les dernières pages…Pour ne pas déflorer l’histoire née de l’imagination de René-le-Grenoblois, alias René Ballet, la rétention d’informations est de rigueur.

L’Humanité-Dimanche

Lettres Texanes (Messidor/libres propos, 1990)

Vingt-cinq essais Lettres Texanes (Messidor/libres propos, 1990)Bill débarque de son Texas natal pour visiter la French country. Soumise aux hautes pressions atlantistes, cette province de l’Europe communautaire est constamment battue par les courants d’ouest dominants. Il y observe les institutions et les mœurs curieuses des indigènes. Voici sa correspondance avec son ami Jonny resté au Texas.

4e de couverture

 

C’est voltairien, ça joue avec les mots :’’sous les jeux de mots, se joue le drame des choses”…Ces Lettres Texanes ont le bon goût de la liqueur forte qu’on prend à petites doses pour mieux la savourer…

Raymond Ménard – Paris Normandie


…René Ballet cisèle à petits coups de burin le portrait pathétique de l’époque…

Jean-Pierre Léonardini – L’Humanité


…Ce mince et plaisant recueil ne se cache pas de viser à la cruauté. Il y parvient souvent.

Alain et Odette Virmaux – Europe


…C’est une peinture incisive, d’un certain nombre d’idées reçues…II y a dans cette démarche un lien secret qui unifie l’ensemble, un courant anticonformiste et oxygénant.

Monique Houssin – Humanité Dimanche


…”Paris est redevenu le gay Paris. Saisi par une véritable fièvre de consommation: on fait la queue partout. Devant chez Fauchon, comme devant la nouvelle chaîne des restaurants du cœur. Même devant les agences de voyage ANPE…” : quelques phrases qui ouvrent la nouvelle création de René Ballet « Lettres Texanes »… .C’est un petit livre qui rassemble les lettres d’un jeune américain à son ami resté à Dallas. Des observations pas toujours naïves qui font rire et… peut-être nous mettent en cause…

L’écho républicain

Grandes plumes dans L’Humanité 1904/1939 – (Messidor, 1990)

Grandes plumes dans L’Humanité 1904/1939René Ballet nous invite à une sorte de promenade à travers les trente-cinq premières années de L’Humanité. Rien n’a été changé à la forme originelle. C’est le document écrit sur le champ avant le “bouclage”. Le document saisi à la sortie des rotatives. C’est encore tiède et ça salit les mains. Mais c’est le charme de l’actualité.

4e de couverture

 

René Ballet a fait le choix honnête de n’écarter personne, même si des collaborateurs du journal se sont ensuite éloignés des positions qu’ils défendaient.

Bruno Peuchamiel – L’Humanité


Puissent tous ceux qui écrivent s’inspirer de ces pages afin de garder à ce métier sa véritable noblesse.

Raymond Ménard – Paris-Normandie


La préface de René Ballet constitue une authentique contribution à la réflexion théorique.

Jean-Claude Lebrun – L’Humanité


…La présence de tant de signatures brillantes dans les pages du premier journal socialiste quotidien provoqua d’ailleurs un jeu de mots qui fit florès à l’époque : “ Ce n’est pas l’Humanité, mais les humanités…”

Claire Paulhan – Le Monde


« Des plumes prestigieuses ont écrit pour l’Humanité, de sa création en 1904 à son interdiction en 1939. Une forte anthologie regroupe des textes de 90 d’entre elles de Renoir à Mermoz, d’Aragon à Tzara, de Dullin à Barrault, de Pablo Casals à Honegger. C’est tonitruant, polémique, ravageur, cocasse, borné, vengeur, lyrique. »

Instant (Belgique)


Une « promenade » à travers les trente-cinq premières années de l’Humanité, de sa création par Jaurès en 1904 à la veille de la seconde Guerre Mondiale.

René Ballet a sélectionné les textes de 90 auteurs, d’Alain à Marcel Willard, sans oublier Jaurès, Tolstoï, Politzer, Langevin, Blum. Les uns et les autres évoquent la Guerre du Rif, l’aviation, les arts, le racisme, etc.

Office Universitaire de Recherche Marxiste – L’instant  (Belgique)

Des usines et des hommes – (Messidor/Editions sociales, 1987)

 Des usines et des hommesLe monde de l’usine en 1987 est ce monde de conflits. Monde en mutation. Les avis étaient partagés lorsque la direction commença à parler de “participation”.” Ces discussions n’apportent pas de certitude”, se plaint l’un des participants. “Elles soulèvent des questions”. Et si c’était la seule ambition de ce livre écrit “sur le tas”.
4e de couverture
Disparu, le monde ouvrier? Fadaise dit Ballet. Il mène l’enquête. Voici un Ballet nouveau qui propose un “ journal de voyage” dans ce monde si mal connu de l’entreprise…
L’intimité de l’auteur avec l’univers de l’usine lui permet de démonter les mille et un mécanismes de la politique patronale, d’indiquer comment peuvent cheminer les idées de résignation ou de résistance des salariés, bref, d’éclairer le fonctionnement de cette drôle de guerre qu’est la lutte des classes…

Gérard Streiff – Révolution


 C’est à un formidable voyage derrière les murs des entreprises que nous invite René Ballet avec ce livre…Il serait vain de vouloir présenter cet ouvrage dans toutes ses dimensions…A l’égard des femmes, l’usine est un monstre encore plus exigeant. Elles rentraient chez elles salies. Comme si l’usine les avait pénétrées, possédées, violées… Ce qui est remarquable, c’est que la multiplicité des questions abordées, leurs diversités biographiques et géographiques… aboutissent à un ouvrage fortement structuré qui se lit de bout en bout comme une seule histoire…Un livre bien ancré dans l’histoire d’aujourd’hui qu’il faut lire absolument.

Claude Billard – L’Humanité


 …Que cache-t-on derrière les grilles frontières des usines? René Ballet y découvre un étrange pays qui n’est plus la république française. La constitution y est remplacée par une sorte de loi martiale. Des “forteresses” mais des “forteresses patronales”. Un territoire où l’on peut être impunément brimé en fonction de son sexe, de son âge, de sa race ou de ses opinions…Que se prépare-t-il derrière ces grilles ? Ces fameuses mutations technologiques bien sûr, mais humaines aussi…Que les travailleurs prétendent s’occuper eux-mêmes de leur travail, de leur usine ! René Ballet a pu constater sur place le remue-ménage que cela provoque. Et pas seulement dans les sièges sociaux, mais dans les bureaux de techniciens, et dans les ateliers. C’est que c’est inouï, et l’inouï fait peur…

L’école et la nation


 Avec ce livre, René Ballet se livre à une enquête à la fois historique et contemporaine. Historique, lorsqu’il évoque les usines de grand-papa et les formes d’exploitation auxquelles étaient soumis les prolétaires du XIXème siècle, puis celles de la première moitié du nôtre. Contemporaine, en donnant la parole à des ouvriers et des ouvrières d’aujourd’hui, et de différentes générations. Ce reportage nous conduit en zig-zag aux quatre coins du pays…On y découvre la France industrielle, non pas à travers les cours de la Bourse, mais en rencontrant de simples producteurs de plus-value. Ce qui n’est pas si fréquent dans la littérature.

S.Z. – La vie ouvrière


 …C’est une sorte de voyage dans le monde interdit de l’usine…

Le peuple


…L’objet poursuivi par René Ballet est, comme il l’indique dès sa première ligne, une enquête sur le monde de l’usine, la vie des ouvriers, des salariés au travail : ses difficultés, ses drames et ses joies. Des luttes pour affirmer sa dignité, pas toujours victorieuses…Le monde de l’usine d’aujourd’hui n’est pas celui de 1900, ni même celui de 1936 ou 1950…Ce qui reste permanent, c’est la volonté patronale au travers de stratégies diversifiées et sans cesse renouvelées, de conserver un pouvoir assurant l’exploitation du travail humain…Ce travail descriptif fait avec tout le talent que l’on connaît à René Ballet…laisse au lecteur la faculté de tirer lui-même ses propres conclusions des faits qui y sont rapportés.

Francis Saramito – Droit ouvrier


Il s’agit d’un voyage parmi les hommes des usines. Dès les premières pages l’auteur raconte le début de la métallurgie, de la sidérurgie quand le patron était monarque. Mais les difficultés qu’il a rencontrées pour pénétrer dans les usines d’aujourd’hui montrent bien que la monarchie à l’entreprise est toujours actuelle. René Ballet nous donne beaucoup à réfléchir sur les mutations intervenues dans la classe ouvrière…Pourtant, ce n’est jamais une théorie. Les êtres rencontrés, hommes et femmes, sont extrêmement attachants, fiers et dignes. Même quand ses interlocuteurs atteignent les situations les plus dures, il n’y a pas place pour le désespoir mais pour la lutte et la solidarité.
Un ouvrage qui parfois ne manque pas non plus d’humour. Un livre qu’il faut lire tant il contient de richesses humaines.

Economie et politique


Journal de voyage, c’est ainsi que René Ballet qualifie son livre. Il ne s’agit pas d’un voyage géographique, même si l’on se promène un peu partout en France; ni d’une incursion historique, bien que la mémoire du passé joue un grand rôle dans l’éclairage du présent. En réalité, René Ballet nous entraîne sur la scène où se joue le plus grand drame humain qui puisse être. Celle où des millions d’hommes et de femmes passent littéralement leur vie. Quand ils ne la laissent pas, purement et simplement. C’est peu dire qu’il s’agit d’un voyage passionnant.

Jean Miaille – L’Humanité-Dimanche


On comprend mieux, en lisant cette descente dans la France profonde -la vraie- pourquoi ce sujet est recouvert d’une chape de silence dans les médias à la mode. S’il est un domaine ou la désinformation confine à l’intoxication, c’est bien celui-ci. S’il est une question ou la musique en vogue ne résiste pas à la réalité des faits, c’est bien celle-ci. Car il faut savoir de quoi l’on parle et enquêter sur le terrain avec tous ces oubliés de la France contemporaine. C’est ce qu’a réussi René Ballet…Il en ressort un livre original, constitué de tranches de vie poignantes et singulières, de dialogues imagés… Ainsi, la planète interdite ne l’est plus tout à fait…

Jack Dion. – L’Humanité Dimanche : La planète interdite


…Ce livre est d’une nature et d’une richesse qui tranche avec ce qui se publie dans la plupart des maisons d’édition…Le voyage est passionnant, dans les usines et parmi les hommes…un voyage où la circulation n’est pas libre…Autoritarisme, arbitraire, répression et abandon national, l’analyse est d’une extrême lucidité …C’est un vaste panorama, une caisse de résonnance des vies, du travail, des aspirations et des luttes des travailleurs, dans tous les secteurs de l’activité productive…Livre de romancier, livre de reporter qui décrit, analyse, démontre de J’intérieur le lien étroit, entre les hommes et leur usine, et son imprégnation dans la vie de tous les jours, dans leur conscience et dans leur identité…C’est ce qui fait la force de ce livre et son pouvoir de conviction . Il traite du vécu en donnant la parole aux ouvriers, aux employés, aux techniciens, aux cadres, mineurs, métallurgistes, chimistes, électroniciens…
Ils n’accusent pas l’usine, mais le capitalisme et son exploitation, ils ne dénoncent pas le travail, mais son dévoiement et son écrasement par le capital…
Le voyage auquel ce livre nous entraîne dans ce monde de l’usine et des hommes amorce des réponses, ouvre des pistes…Que René Ballet en soit remercié…

Gérard Alezard – Commission exécutive de la CGT