Présentation des articles de presse de Roger Vailland – Messidor/Editions sociales, 1984

Présentation des articles de presse de Roger Vailland. Écrits journalistiques de René Ballet Présentation des articles de presse de Roger Vailland. Écrits journalistiques de René Ballet

Premier volume : Chronique des Années folles à la libération

Edition dirigée par René Ballet. Préface de Roland Leroy.

Second volume : Chroniques d’Hiroshima à Goldfinger

Préface de René Ballet

Nouvelle présentation de Chronique des Années folles à la libération (Bucher-Chastel, 2003)

…Ce livre ne sera pas un “à-côté” pour ceux qui connaissent et goûtent le romancier Roger Vailland. Il sera Roger Vailland, tout entier, maître de sa forme…Ce livre réserve quelques jouissances de qualité. A quoi il faut ajouter l’excellent choix de René Ballet, qui sait l’arrachement que c’est d’écrire et qui a eu l’idée, tout à fait éclatante, de tendre au Vailland des années trente-quarante (celles de ces articles) le miroir d’autres articles, des années cinquante-soixante…

Emile Breton – Révolution


Roger Vailland scénariste et dialoguiste de films, éroticien, journaliste chroniqueur, reporter, voyageur et finalement éditorialiste politique… En réunissant en volume des textes échelonnés entre 1928 et 1945, René Ballet éclaire une bonne partie de ce Vailland méconnu…

François Albèra – La voix ouvrière


Cet ouvrage de cinq cents pages réunit en une quinzaine de séries, 180 articles de Roger Vailland présentés par un ami proche de l’auteur: le journaliste écrivain René Ballet.

L’écho du centre


…Une des œuvres romanesques les plus incisives, et les plus élégantes de notre siècle, les plus féroces aussi, n’occupe plus la place qu’elle mérite…Dans ce premier recueil d’articles, René Ballet a rassemblé les articles de Roger Vailland journaliste de 1928 à 1945. Fort intéressant…

Jean-Jacques Brochier (Le Magazine littéraire)


…La terre parcourue par Roger Vailland avec une allégresse mordante et un talent éblouissant d’observateur apparaît complètement dans les deux livres essentiels que viennent de publier les Editions Sociales, sous la direction de René Ballet, romancier et grand reporter. Une appréciation équilibrée de l’œuvre romanesque et journalistique de Roger Vailland est donnée dans les notes liminaires de René Ballet qui introduisent les textes et les articles d’un grand journaliste…

Charles Haroche – Cahiers du communisme


…Le second tome des écrits de presse de l’auteur de “La Loi” fait la part belle à notre département. Mais c’est l’universalité de cette écriture qui fascine. Il est dirigé comme le précédent avec le sérieux et la rigueur de René Ballet, un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre de Vailland…

Didier Pobel (Le Dauphiné Libéré)


…C’est un ami et un proche de Roger Vailland, René Ballet, qui a réuni et présenté ces articles…Auteur de romans et d’essais, René Ballet est actuellement grand reporter au journal L’Humanité…

L’Echo du centre


…”Roger Vailland journaliste ? Connais pas…! Or voici que René Ballet propose un choix d’articles qui révèle en Vailland journaliste une plume mordante, disséquant l’événement, la situation pour en dégager sens et contradiction. Ce n’est d’ailleurs pas seulement la face cachée d’un auteur, mais toute une époque que l’on découvre : les débuts du surréalisme, les “montparnos”, le Paris des “années folles”, les grands procès aussi retentissants pour les contemporains que celui de Stavisky, ou encore le printemps exaltant de 1936 ou la déroute allemande de 1945. Avec Vailland, on fait le tour de l’Europe des années 30-40…

A la page n°11


On n’a guère fini de découvrir Roger Vailland…C’est à cette découverte que nous convie René Ballet qui a dû rechercher les cent quatre-vingts articles dans Paris-soir et Action, dans le Peuple et L’Humanité-dimanche, dans Paris-midi et Libération…

Jean-Paul Jouary – L’Humanité


Sous des allures de dandy et avec son nez aquilin qui ne sont pas sans rappeler le profil de Roger Vailland, René Ballet est venu à Bourg expliquer pourquoi il avait tenu à rassembler dernièrement les écrits de presse de l’auteur des “Mauvais coups”…C’est cinquante ans d’histoire a-t-il insisté, en rappelant que le second volume se rapportait à diverses reprises au département de l’Ain : les Allymes, Meillonnas ou Chavanne-sur-Reyssouze…

Didier Pobel – Le Dauphiné Libéré


Echec et mat – Gallimard, 1960

Echec et mat - René Ballet

Une jeune femme monte dans le train pour fuir Paris qui la brûle. Elle préfère finalement la mort à la pénombre. Que sait-on d’elle? Un visage d’oiseau, des yeux traqués. Son prénom invraisemblable : tout le monde l’appelait Ki. L’existence de quatre personnes a coupé la sienne. Ki apparaît en filigrane dans leur témoignage. Pour l’étudiant lyonnais, elle est inséparable du “groupe” et des nuits blanches de l’été 1956. Le sculpteur breton lui doit sa plus belle œuvre. Hélène et Raca ont voulu la tirer de son monde irréel. Elle en est morte. Pourquoi? Au lecteur de mener l’enquête.
Toutes les pièces du dossier lui sont transmises.

4e de couverture

Ki s’est jetée du rapide qui la ramenait de Paris à Lyon. Pourquoi? Quatre hommes qui ont vécu avec elle témoignent de ce qu’ils croient qu’elle fut. Le thème n’est pas neuf, mais la présentation est originale et elle donne de l’allure au roman.

Bernard Gaudez – Le Progrès


Le jeune romancier René Ballet nous convie à participer à un jeu de son invention. Un jeu passionnant, en vérité: une femme a été trouvée morte sur la voie de chemin de fer, entre Paris et Lyon. Crime ou suicide? …Cette définition très fragmentaire bien entendu, laisse la part belle au lecteur. A lui d’imaginer, de supputer… Le personnage énigmatique et pétri d’ombre de la jeune femme s’y prête très bien…

Le soir de Bruxelles


L’auteur a su, d’une manière originale, poser un problème si souvent déjà abordé. Et l’on est pris non pas tant par la personnalité de son héroïne que par le jeu intellectuel qu’il nous propose.

Ginette Guitard-Auviste – Figaro Littéraire


René Ballet a donné à son premier livre une structure originale. A peine un roman : un dossier plutôt. Mais nous nous surprenons à étudier le froid document avec intérêt, à essayer de comprendre l’évolution psychologique d’un être, écrasé par ce nouveau “mal du siècle” : l’impuissance à vivre par peur de vivre.

Ginette Guittard-Auviste – Défense de l’occident


L’art de René Ballet aura été de nous présenter un cas hors série et de nous dire : “A vous de juger”. Son procédé est adroit car il tisse un mystère là où la simple révélation aurait risqué de décevoir.

Cl. de R. – La république du Var


Qui est Ki ? Le jeu semble commander ici, on le voit, même au choix du nom du personnage, et c’est presque une absence de nom. Ki est une jeune fille qui s’est suicidée… Mais quelque chose dans le livre nous dit que René Ballet a d’autres parties à jouer…

André Stil – L’Humanité

Les jours commencent à l’aube – Gallimard, 1961

Les jours commencent à l'aube - René Ballet

Les jours commencent à l’aube. Claire et Philippe se sont désirés, se sont déchirés, se sont mariés. Chacun est le témoin de la jeunesse de l’autre, de ses illusions, de sa faillite; chacun est possédé par l’autre. Il ne peuvent plus vivre ensemble: Philippe lance leur voiture contre un mur, les jours finissent à l’aube. Ils ne savent pas mourir ensemble; au dernier moment, Philippe redresse. Claire s’est remariée avec Marc.D’une ancienne paralysie, Marc conserve un corset de cuir qui lui donne un maintien raide et un surnom, le Colonel. Claire ne cache rien à Marc. Marc ne cache rien à Claire. Leurs rapports ont la transparence et la froideur du verre.
Pour Marc, le plaisir est la chose la plus sérieuse de la vie. Il a pris jadis son plaisir à la guerre, puis aux luttes politiques. Il prend maintenant son plaisir avec Claire… Claire, Marc et Philippe se retrouvent sur une île des Cyclades. Le Meltemi “vent du nord” y règne sur les nerfs. Quand il s’arrête, une torpeur de plomb s’abat sur l’île… Claire restera-t-elle avec Philippe ou avec Marc ? Pour Philippe, renouer avec Claire c’est retrouver sa jeunesse. Pour Marc, l’amour est un jeu d’adresse et de réflexion.

4e de couverture

 

Qu’ont-ils fait d’autre depuis des années que d’interpréter une comédie ? se demande Philippe dans la voiture qui le ramène chez lui, en compagnie de Claire, sa femme, et qu’il souhaiterait voir devenir la moderne tombe de leur vie commune et de leur vie tout court. .. Comédie…C’est bien en forme de pièce que le roman est mené…Quel est le sens de la pièce? “Démystifier la passion” nous dit-on. Noble ambition, s’il y avait eu, ici ou là, l’expression de la passion que traduit seulement un va-et-vient d’êtres influencés par le moment et l’être qui passent.

Lia Lacombe – Lettres Françaises


La fougue de René Ballet, c’est aussi de l’animosité: ses personnages sont constamment dressés les uns contre les autres. On ne traite pas: il n’y a que des victoires et des défaites. Ce ne sont pas des amants mais des antagonistes.

Le nouveau Candide : Les épilogues de Cunégonde


Etonnant personnage, ce Marc qui, ayant pris successivement son plaisir à la guerre puis aux luttes politiques, le prend maintenant avec Claire… Voilà Claire et Marc sur une île des Cyclades…Où ils retrouvent Philippe… Philippe renouera-t-il avec Claire ? Marc l’emportera , qui applique les théories de Clausewitz aussi bien à l’amour qu’à la guerre.

Pierre-Gérard Michel – Le Berry Républicain


…Les mérites de son second roman de René Ballet sont nombreux. A nous de rêver et de réfléchir autour de l’histoire de Claire et de Philippe, êtres jeunes, mariés ensemble, qui, découvrant la faillite de leur vie, tentent de mourir dans un accident volontaire de voiture…A nous de comprendre le rapprochement de Claire et de Marc, sorte de jouisseur…et l’examen de conscience de Claire, qui hésitera entre le curieux Marc et le tendre Philippe…

Christian Gali – Le Progrès