Dérive

Dérive. Il y a eu Emilienne. Il y a Mic. Il y aura l’inconnue. Trois femmes? Non, une. Le miroir est à trois faces, mais la présence est la même, qui élude toute prise et demeure, même absente, avec son secret jalousement gardé. Face à elle, Vincent, le lanceur d’idoles, qui a voulu faire de la cover-girl, la femme-mythe à deux dimensions. Situé dans le monde international de la mode et des émeutes de mai 1968, des nuits d’Antonioni et d’un Paris-Alphaville à la Godard, et plages au petit matin, ce récit stendhalien éclate soudain pour se muer en un jeu incantatoire de l’imaginaire.

4e de couverture

 

Insolite et remarquable livre: succession de pièges diaboliquement agencés, en puzzle, par un auteur qui possède une science absolue du roman et du cinéma : montage alterné, flash-forward objectif et subjectif n’ont aucun secret pour lui. Dérive, j’allais écrire Délire, est une oeuvre de rupture, où il est dit qu’une fiction n’est pas un simple énoncé figuratif de situations imaginaires plus ou moins nourries de réel, ce qu’on nomme le background. Le livre de René Ballet existe par son refus d’être seulement un roman brillant de plus, ainsi que le laissait présager une première partie sans difficulté. Œuvre de collage, déformée, distordue…,

Michel Grisolia – Magazine littéraire


Entre Vailland et Godard. Curieux roman que ce nouveau livre de René Ballet. Ses deux premières parties sont d’une manière traditionnelle et la dernière vient brouiller notre vision. Le roman bascule. Apparaît un nouveau personnage, René B., le romancier. Il voudrait montrer à Vincent le roman qu’il a écrit à partir de lui mais il ne peut le joindre. Celui-ci s’enfuit dans un univers de métro dans le monde d’Alphaville et de Pierrot-le-fou. Emilienne a-t-elle existé? s’interroge le narrateur. Peut-être Vincent n’existe-t-il pas non plus. Au roman succède le roman du roman. Il y a là une tentative intéressante qui renouvelle la façon moderne de raconter le livre en train de se faire. Mais l’originalité de Dérive tient aussi dans son style sobre, sa sensibilité contenue.

Gilles Costaz – Combat


Un beau titre et qui va bien à ce roman. Constamment on dérape de l’objectif au subjectif, du il au je. Dérapage plus subtil entre la première et la seconde partie du texte: le roman-roman devient histoire d’un roman. Au vrai, le texte dérive entre ses personnages. Tout cela pourrait être un jeu (genre jeu de miroir dont le roman est si friand) d’un intérêt incertain. Mais non. Dérive a des allures de roman stendhalien.

Résonnance. Vie lyonnaise


…Ce récit stendhalien, qui débute comme un duo contrasté, éclate soudain pour se muer en un jeu incantatoire de l’imaginaire: c’est le roman du roman, écrit par un personnage qui se nomme JE…

Le Méridional – La France


…Qui sera la femme-mythe, celle à deux dimensions autour de qui dérive ce ballet ?

La Libre Belgique


…Un roman qui a pour thème la cover-girl, femme mythe à deux dimensions, pour cadre Paris, les plages de l’Adriatique et Bruges, et pour héros un homme dont le sort est étrangement lié à celui de l’auteur…

La quinzaine littéraire


…Trois femmes ? Non, le miroir est à trois faces, lui, mais la présence est la même. Dès lors qui est Je, dans ce monde international de la mode et des émeutes de mai 68 ?…

Les Lettres françaises


…C’est l’entrée dans un univers où l’irréel prend le pas sur le réel…

Presse Océan


…Au bout de deux cents pages…Dérive se décompose, éclate, forme un autre roman à partir du premier où personnages et événements s’émiettent de la fiction à la réalité (romanesque). C’est la fuite dans le métro, la fuite de l’homme ou des hommes hantés par un souvenir, vrai ou faux, celui d’une femme: Emilienne, Mic ou l’inconnue…

Jacqueline Bruller Dauxois – Europe


…Tout est phantasme dans ce roman stendhalien et l’irréel prend le pas sur le réel…

Diplomatic observer


Un amour au siècle de j’image. René Ballet réussit avec “Dérive” son examen de passage dans la classe “romanciers”…C’est un récit alerte, en prise directe sur l’intolérable civilisation de l’image…

J. Pe – Feuille d’avis de Lausanne


Ancien instituteur dans l’Isère, René Ballet, devenu journaliste connu, fait vivre ses amours à son héros dans l’effervescence dont mai 68 est le suprême tourbillon…

P. L. Damar – Dauphiné Dimanche

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